Plus sur le monitoring versus l’intelligence

par Naomi Goldapple

Jason Falls a écrit un billet de blogue très pertinent l’autre jour : Where Social Media Monitoring Services Fail. La seule chose qui me chicote dans cet article – et c’est assez important pour que je lui consacre un billet sur ce blogue – c’est qu’il présume que la collecte d’intelligence doit être exécutée par le client. Il affirme : « …elles (les entreprises de monitoring) n’excelleront probablement jamais à faire tout le travail parce qu’au final, c’est toi qui dois le faire. » Cela est, à tout le moins, difficile à faire parce qu’il faut effectivement des compétences que bien des compagnies n’ont pas à leur disposition.

Il y a en effet trois compétences fondamentales qu’on doit posséder pour mener une bonne collecte d’intelligence des médias sociaux :

  • La capacité à construire un ensemble complet de données à analyser. Cela est plus compliqué qu’il n’y paraît et il y a plusieurs écueils à éviter dans le processus. Pour avoir un aperçu réel de toute source de médias sociaux, cela exige d’aller aussi loin que possible du point de départ de la construction de l’ensemble de données. Selon notre expérience, cela signifie qu’il faille s’appuyer sur un univers beaucoup plus vaste de sources auxquelles la plupart des entreprises de monitoring n’ont tout simplement pas accès.
  • Il faut se servir d’une méthodologie établie afin d’analyser le contenu de l’ensemble de données qui a été créé (il faut déjà qu’il aille été bien construit). En d’autres termes, une fois que vous avez 4000 (ou 40 000) billets de blogue ou tweets sur un sujet donné, comment allez-vous faire pour lire tout ce matériel et lui donner un sens ? Faire cela correctement n’est pas aussi simple que de débuter par le haut et de passer au travers de tout le matériel cumulé. De toutes façons, étant donné la magnitude de l’ensemble de données, il serait impossible de procéder de cette façon. Nous utilisons des logiciels que nous avons expressément construits et qui mettent en œuvre des approches basées sur des décennies d’expérience académique pour faire ceci. La plupart des entreprises n’ont pas les compétences à l’interne pour faire cela correctement.
  • Posséder assez d’expérience pour prendre une analyse rigoureuse de données et l’appliquer à résoudre des problèmes particulièrement stratégiques. Les entreprises varient considérablement à cet égard. Certaines entreprises utilisent une grande quantité de données pour prendre des décisions, alors que d’autres agissent plus sur l’instinct qu’autre chose. Pour faire une analyse des médias sociaux correctement, l’entreprise fournissant le service doit également offrir une échelle de services qui viendront en « post-analyse ». On choisira alors soit d’accompagner le client dans sa manière d’utiliser l’intelligence, soit de l’aider dans le développement de plans complets en stratégie ou même de gérer l’exécution de ces mêmes plans.

En tant qu’entreprise qui s’occupe plutôt d’analyser l’intelligence provenant des médias sociaux, Nexalogie Environics apprécie la qualité du travail que nos cousins exécutent dans le secteur du monitoring des médias sociaux. Par contre, et comme on peut le constater de plus en plus chaque jour, les médias sociaux semblent présenter un plus grand nombre de défis que ce que les entreprises de monitoring sont capables de résoudre. Comme Jason Falls le suggère, une approche plus robuste dans le maniement de l’intelligence existante s’impose – mais il n’est pas du tout évident de conclure que c’est les entreprises clientes elles-mêmes qui peuvent ou même qu’ils doivent faire ce travail sur l’information.

Au bout du compte, avec Nexalogie Environics, nos clients obtiennent de bien meilleurs résultats et ce, à un taux beaucoup plus rentable que tout ce qu’ils auraient pu faire eux-mêmes avec les outils de monitoring.

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